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Les moins de 35 ans seraient les acheteurs les plus actifs dans un marché immobilier convalescent

Publié le 27/04/2026
Si l’activité immobilière reprend tout doucement des couleurs, c’est qu’il est actuellement tiré par les primo-accédants, et en particulier les plus jeunes acheteurs selon une récente étude.

Et dire que l’on a pu parler d’eux comme de la génération qui délaisserait la propriété au profit d’une économie de l’usage et de la location... À en croire la dernière édition du baromètre réalisé par Ipsos, ce sont en fait les jeunes qui tirent actuellement vers le haut le marché immobilier. Un marché encore convalescent qu’Optimhome décrit pudiquement comme étant «en transition» mais au sein duquel les 25-34 ans s’affirment comme les plus actifs.

Ainsi , malgré des intentions globales d’achat en retrait par rapport à l’an dernier (23% des répondants envisagent d’acheter au moins un bien, résidence principale, secondaire ou locatif, dans les 24 prochains mois contre 31% l’année dernière), les 25-34 ans émergent comme jamais. Ils sont ainsi 27% à affirmer avoir l’intention d’acheter une résidence principale (contre 17% de la population globale) et même 15% à envisager un investissement locatif (9% de la population totale). «Les jeunes se projettent vraiment plus dans la propriété que le reste de la population, souligne Olivier Colcombet. Et c’est particulièrement net en Île-de-France. Quant à l’intérêt pour l’investissement locatif, j’analyse cela comme le fait pour ces urbains de ne pas pouvoir s’offrir une résidence principale trop coûteuse et donc de déporter le choix vers du locatif dans une ville plus abordable.»

Nouvelles sources d’information

Autre signe du poids majeur de la jeunesse: cette étude montre que 48% des sondés disent avoir déjà investi dans l’immobilier et parmi eux 45% l’aurait fait avant même 30 ans. «Mais s’ils veulent investir comme l’ont fait leurs aînés, ils utilisent une approche différente, signale Olivier Colcombet. Comme on peut s’y attendre, ce sont eux qui sont suractifs sur les nouvelles sources d’information immobilière car ils privilégient l’IA ou les réseaux sociaux pour mener leurs recherches.» Ils sont même plus confiants que leurs aînés dans la solidité de l’investissement dans la pierre: 20% des 25-34 ans se déclarent «tout à fait d’accord» avec l’affirmation «l’immobilier est un investissement sûr» contre 15% de la population totale (63% des sondés étant simplement «d’accord» avec ce point de vue).

Thibault, 29 ans, illustre parfaitement cette tendance. Ce jeune ingénieur spécialisé dans les énergies renouvelables qui travaille à Lyon depuis trois ans s’apprête à investir dans son premier appartement avec sa compagne. «La visibilité internationale et même nationale est loin d’être excellente, reconnaît-il. Mais elles risquent de ne pas l’être avant longtemps. Alors plutôt qu’attendre, nous préférons franchir le pas. Nos deux salaires nous permettent de couvrir assez largement les mensualités et cela nous offrira une bonne base quelle que soit notre situation professionnelle et personnelle dans l’avenir.» Une confiance qui devra encore se diffuser plus largement pour retrouver le plein dynamisme du marché immobilier.

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