"L’intérêt et l’envie des Français d’acheter leur logement sont bien là !" selon le portail immobilier Bien’Ici
Selon Bien’Ici, l’année 2025 a-t-elle été celle de la reprise ?
Si l’on s’en tient au volume des transactions qui a atteint le seuil de 945 000 ventes, 2025 est clairement une année de reprise du marché immobilier résidentiel. Le redémarrage est marqué dans les métropoles, les grandes villes et les villes moyennes. En ruralité, le marché est plus attentiste.
Au-delà du nombre de transactions, à quoi mesurez-vous ce regain d’intérêt pour l’immobilier ?
Bien’Ici est le deuxième plus important portail d’annonces immobilières en France. Avec 15 000 agences immobilières clientes et 220 millions de visites sur notre portail en 2025, nous disposons d’une masse de données très éclairantes. Le nombre d’annonces a progressé de 4 % au national et parallèlement le nombre de contacts sur nos annonces a progressé trois fois plus vite avec un bond de 11 %. À Toulouse même, l’offre a reculé légèrement (-0,7 %) mais la demande de contacts a augmenté de 21 % et de 17 % pour l’ensemble de la Haute-Garonne. La demande progresse plus vite que l’offre : c’est un vrai signal de reprise.
En quoi consistent ces contacts ?
Les contacts sont les entrées en relation que déclenchent les annonces publiées. Le candidat à l’achat demande par exemple des renseignements complémentaires sur le bien, davantage de photos ou souhaite visiter les lieux. Cela montre des projets d’acquisition plus aboutis et plus matures. L’intérêt et l’envie des ménages pour acheter sont bien là !
Les ventes se bouclent-elles plus vite ?
On peut légitimement le penser car la durée de diffusion des annonces a reculé de dix jours pour retomber à 80 jours au national, 85 jours en Occitanie et 75 jours en Haute-Garonne. Les biens se vendent même plus vite à Toulouse avec des annonces qui ne restent affichées que 65 jours.
Quel a été le déclencheur ?
Les taux de crédit qui déterminent beaucoup le pouvoir d’achat immobilier des ménages se sont stabilisés autour de 3,3 % sur 25 ans. Cela a permis aux ménages de reconstituer leur capacité d’achat. En 2023 avec des taux au-delà de 4 %, les gens ont dû repousser leur projet ce qui leur a aussi donné le temps pour augmenter leur apport en économisant une année de plus.
Cette tendance des taux durera-t-elle en 2026 ?
C’est un peu notre inquiétude. Nous nous attendons à une remontée des taux après l’été 2026 ce qui pourrait de nouveau geler des projets d’achat notamment chez les primo-accédants. Nous tablons toutefois sur le même volume de ventes que l’an dernier soit autour de 945 000.
Comment se porte le marché dans la ruralité ?
C’est un marché très différent. Post covid, les prix avaient beaucoup augmenté, portés par l’engouement de la vie à la campagne. Mais l’inflation notamment sur le carburant a rebattu les cartes. Nous constatons moins d’appétence pour ces biens qui sont souvent des maisons à caractère historique qui n’ont pas la priorité des ménages.