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Les prix de l'immobilier à Paris repartent à la hausse mais… le marché est sous tension

Publié le 06/01/2026
Bonne nouvelle pour les propriétaires, les prix de l’immobilier sont globalement à la hausse. Pour autant, le marché reste en tension en France. Le baromètre national des prix de l’immobilier de Se Loger-Meilleurs Agents, publié le 5 janvier, montre que la France traverse encore «une crise du logement profonde». Bien qu’on note une hausse de 11% du nombre de logements vendus sur un an sur la période d’octobre 2024 à octobre 2025, cela n’est pas encore suffisant pour parler de marché fluide. En effet, environ 929.000 logements ont été vendus sur cette période alors qu’il en faudrait un million pour juger le marché fluide. En revanche, les prix repartent globalement à la hausse, alors que les prix étaient à la baisse l’année dernière. On note une hausse de 3,3% à Nice, 1,8% à Marseille, 0,2% à Montpellier, 2,3% à Toulouse, 2,5% à Bordeaux, 1,5% à Rennes, 0,3% à Lille et 2,9% à Paris. Une baisse est tout de même à souligner à Strasbourg (-1,1%) et à Nantes (-3,9%).

 

La situation particulière de Paris

Le marché immobilier parisien a un statut particulier, notamment par les prix pratiqués. Au 1er janvier 2026, la moyenne était de 9.798 Euro/m². La hausse du prix est donc de 2,9%, ce qui a de quoi enchanter les vendeurs. Il faut dire que ces dernières années ont été synonymes de baisses successives des prix. En tout, on remarque une baisse de 7,7% des prix à Paris ces trois dernières années.

 

Après deux années de fortes turbulences, le marché de l’immobilier va se stabiliser et les taux de crédit (sur 20 ans) devraient se maintenir aux alentours de 3,3 à 3,5%. Selon Meilleurtaux, le marché de l’ancien a repris des couleurs et les ventes devraient se poursuivre cette année. Et pourtant, comme l’explique Le Progrès, dans certaines villes, le prix des appartements et des maisons dans l’ancien a fortement augmenté l’année dernière. C’est le cas en particulier dans les grandes villes. Ainsi, dans deux tiers des communes de plus de 40 000 habitants, le prix des appartements a bondi de 6% en moyenne.

 

Pire, si l’on prend en compte les villes de plus de 100 000 habitants, huit sur dix ont connu des hausses dans l’ancien. Caen, Metz, Laval, Thionville, Béziers… au total, dans seize villes, les tarifs ont augmenté d’au moins 10%. Pourquoi une telle hausse par rapport aux autres biens ? Dans ces villes, l’offre est relativement faible, ce qui n’incite pas les propriétaires à baisser leurs prix. La situation est exactement la même pour les maisons.

 

Des baisses de prix dans certaines régions

Dans deux tiers des grandes métropoles, le prix des maisons anciennes est en forte hausse. Dans 40% des cas, l’augmentation atteint 3%, et elle est encore plus accentuée dans certaines villes comme Nice et Nancy (+5%). Parmi les maisons les plus plébiscitées : sans grande surprise, celles en plein centre-ville. Plus rares qu’en périphérie, elles créent une certaine rareté et provoquent un déséquilibre entre l’offre et la demande.

Evidemment, il y a des exceptions dans d’autres villes de l’Hexagone. C’est le cas à Lille, Nantes, Saint-Etienne, Orléans ou encore Le Havre. En Bretagne aussi, comme l’expliquait il y a quelques heures Le Trégor. A Perros-Guirec par exemple, les prix baissent dans l'ancien. Plus globalement, selon Actual Immo, l’année dernière, les prix des appartements sont repartis à la hausse dans 67% des grandes villes. Concernant l’ancien, la hausse a atteint 1,9% en moyenne, et même 2,3% pour les appartements.

 
Ceci a des conséquences pour les acquéreurs : les ménages disposant d’un faible apport ont plus de difficultés à avoir accès au marché. En revanche, dans le neuf, la situation est différente, avec un marché dynamique et des ventes qui progressent de 2,8% en un an. A noter qu’il y a de plus en plus de négociations. Au mois de novembre 2025, les marges de négociation atteignaient 10%, un niveau plus atteint depuis environ dix ans.

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